Les nouveaux droits de douane annoncés par les États-Unis n’incitent pas UBS à revoir son scénario économique pour la Suisse. La banque estime que leur impact sur la croissance helvétique restera limité et confirme ses prévisions pour 2026 et 2027.
Une croissance inchangée en 2026 et 2027
Les économistes d’UBS maintiennent leur estimation d’une progression du produit intérieur brut (PIB), corrigé des événements sportifs, de 0,7 % en 2026 et de 1,4 % en 2027.
Selon eux, les nouvelles barrières douanières américaines réduiront la compétitivité des exportateurs suisses sur le marché des États-Unis, mais pas au point de freiner sensiblement l’ensemble de l’économie nationale.
UBS souligne que les exportations vers les États-Unis ne devraient apporter qu’une contribution limitée à la croissance économique au cours des deux prochaines années.
La reprise attendue grâce à l’Europe
Pour les économistes de la banque, le principal moteur de la reprise en 2027 devrait être le redressement de l’économie européenne. Si ce scénario se confirme, la Banque nationale suisse (BNS) pourrait commencer à réduire progressivement ses mesures de soutien monétaire à partir du milieu de l’année prochaine, en relevant progressivement son taux directeur.
Des incertitudes persistantes sur les droits de douane
UBS rappelle toutefois que l’évolution de la politique commerciale américaine reste difficile à anticiper. Les économistes jugent possible que Washington impose de nouveaux droits de douane visant la Suisse.
Le scénario privilégié demeure néanmoins la conclusion d’un accord commercial limitant les droits de douane à 15 %, sur le modèle de celui conclu entre les États-Unis et l’Union européenne. D’ici là, la banque n’exclut pas que les tarifs puissent temporairement dépasser ce seuil.
Un risque jugé limité pour l’économie suisse
Des droits de douane plus élevés pénaliseraient davantage les exportations suisses vers les États-Unis. UBS considère toutefois que d’autres facteurs auront un poids bien plus important sur l’évolution de l’économie helvétique au cours des prochains trimestres.
La vigueur de la demande intérieure ainsi que la situation économique en Europe devraient ainsi rester les principaux déterminants de la conjoncture suisse.
Dans ces conditions, la banque estime que les incertitudes liées aux droits de douane représentent un risque baissier limité pour la croissance. En revanche, si les tarifs américains restaient temporairement plus élevés, la reprise économique pourrait être retardée. Un tel scénario repousserait également le calendrier d’une première hausse des taux d’intérêt de la Banque nationale suisse l’année prochaine.
