Les banques suisses observent avec attention une possible arrivée de capitaux en provenance de Dubaï, dans un contexte de tensions militaires au Moyen-Orient. Pour l’instant, les transferts restent limités, même si certains clients fortunés commencent à chercher à sécuriser une partie de leurs avoirs.
Les grandes institutions financières ne signalent pas encore de mouvement massif. Les investisseurs les plus riches privilégient une stratégie de diversification entre plusieurs pays plutôt qu’un rapatriement précipité vers la Suisse, afin d’éviter tout blocage de fonds.
Si le conflit devait durer, les flux pourraient toutefois s’intensifier, certains experts évoquant à terme des dizaines de milliards potentiellement redirigés vers les banques helvétiques.
Malgré un nombre élevé de millionnaires aux Émirats, une grande partie des expatriés occidentaux conserve déjà ses avoirs en Suisse. Par ailleurs, certains capitaux, notamment russes, ne peuvent pas être transférés en raison des sanctions.
Sur place, la situation reste globalement stable : peu de départs massifs, mais davantage de prudence. Certaines entreprises rapatrient leur personnel, tandis que d’autres optent pour le télétravail. Beaucoup d’expatriés choisissent néanmoins de rester, en attendant une évolution du conflit.
